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Informations sur IPACC

Le Comité de Coordination des Peuples Autochtones d'Afrique (IPACC) est un réseau d'organisations des peuples autochtones d'Afrique. C'est une organisation regroupant des membres adhérents. Toute organisation légitime composée de peuples autochtones africains peut présenter une demande d'adhésion à l'IPACC. D'autres associations opérant dans les domaines du développement, droits de l'homme ou droits autochtones, peuvent présenter une demande d'adhésion en tant qu'associées (sans droit de vote). Les membres élisent un Comité Exécutif représentant cinq régions d'Afrique auquel s'ajoute une représentante régionale des femmes autochtones.

Les objectifs principaux d'IPACC sont les suivants:
  • promouvoir la reconnaissance de l’existence ainsi que le respect des peuples autochtones d’Afrique
  • promouvoir la participation des peuples autochtones africains aux événements des Nations Unies et autres forums internationaux
  • consolider les aptitudes des dirigeants et les compétences organisationnelles des sociétés civiles d’Afrique
  • soutenir les campagnes de défense des droits et le travail en réseau aux niveaux régionaux, nationaux et internationaux
  • promouvoir tolérance et compréhension de la diversité culturelle, spirituelle et linguistique de l’Afrique
  • promouvoir un développement économique durable en puisant dans le patrimoine de connaissances et d’expérience des sociétés autochtones.

    IPACC est de l’opinion que tous les peuples d’Afrique doivent être en mesure de contribuer à l’économie et à la gouvernance de nos pays. Il fut un temps où les peuples autochtones étaient respectés pour leur connaissance approfondie à la fois spirituelle et technique des forêts, de la savane et des déserts. On fait encore souvent appel aux peuples autochtones pour leurs qualités de guérisseurs, de pisteurs, de faiseurs de pluie, et spécialistes sur le comportement des animaux sauvages. Toutefois, leur marginalisation par les régimes colonialistes ont fait que les peuples autochtones sont souvent ignorées par les états africains ou tout simplement considérées comme anachroniques et « arriérées ». La culture et l’économie de nombreux peuples autochtones sont mises en danger du fait que les politiques et pratiques exercées ne tiennent pas compte de leurs besoins et de leur connaissance.

    L’impact de la mondialisation sur la communication et sur l’économie fait que les activités des sociétés multinationales envahissent les régions les plus écartées de l’Afrique. La mondialisation touche aux domaines de l’extraction de l’uranium ou des diamants, de l’exploitation du bois, de l’agriculture et de la détection du pétrole. Lorsque les peuples autochtones ne participent pas à la planification du développement national, elles deviennent facilement victimes d’importants changements environnementaux qui détruisent leurs moyens d’existence et leur culture.

    Le souci de conservation de l’environnement peut lui aussi entraîner d’inutiles déplacements et la marginalisation de peuples autochtones. L’établissement de nombreux parcs nationaux a entraîné l’expulsion de peuples autochtones les privant ainsi de l’opportunité de participer à des activités de conservation.

    C’est en renforçant les organisations représentatives et la compétence des leaders qu’on donnera aux peuples autochtones les moyens de s’adresser directement aux gouvernements.

    Comme le dit le militant pygmée Bayoka gabonais, Léonard Odambo:
    ''C’est nous, les peuples autochtones, qui devons être les auteurs et les acteurs de notre destin.''


    Les Nations Unies
    En 1994, les Nations Unies ont déclaré ouverte la première Décennie des Peuples Autochtones du Monde (1994-2004). Cette première Décennie a donné trois principaux résultats:
    1. Des spécialistes des droits de l’homme ont coopéré avec des peuples autochtones pour rédiger l’avant-projet d’une Déclaration des Droits des Peuples Autochtones. Ce document provisoire des normes envisagées n’a pas été approuvé par l’Assemblée Générale qui s’est tenue à la fin de la Décennie.
    2. Les Nations Unies ont créé l’ Instance Permanent pour les Questions Autochtones (UNPFII), comité de haut niveau chargé d’analyser et de commenter le travail de toutes les agences des Nations Unies ayant affaire aux peuples autochtones. L’UNPFII est un sous-comité du Conseil Economique et Social (ECOSOC), un des organes les plus haut placés du système des Nations Unies. Sa mission vaste et douée d’un grand pouvoir ne dispose que d’un budget limité. Il est composé de 8 représentants du gouvernement et de 8 experts autochtones élus par les sociétés civiles du monde entier.

    Parmi les instruments majeurs de reconnaissance et de participation des peuples autochtones aux Nations Unies, citons:
    • La Convention 169 sur les peuples autochtones tribales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT);

    • La composition de la Convention sur la Biodiversité (CBD) laquelle requiert la participation de parties prenantes autochtones;

    • Les résolutions prises au cours d’importants forums de l’ONU parmi lesquels le Sommet Mondial sur le Développement Durable de 2002.

    La Commission Africaine sur les Droits de l’Homme et des Peuples s’étant penchée sur la question des peuples autochtones en est venue en 2003 à la conclusion qu’il y avait là sujet d’inquiétude pour l’Afrique. IPACC jouit du statut d’observateur auprès de la Commission Africaine.


    IPACC - 10 ans après

    IPACC est né de la réunion des dirigeants africains des peuples autochtones lors du Groupe de Travail de l’ONU sur les Peuples Autochtones qui se tient tous les ans à Genève. Il aura fallu compter plusieurs années pour que les autochtones africains parviennent à surmonter les obstacles linguistiques et organisationnels de manière à établir une structure durable. Les premiers statuts de l’IPACC ont été adoptés au cours de son Assemblée Générale Annuelle de 1997.

    Ouvert en Afrique du Sud en 1998, le Secrétariat a mis en ouvre le processus destiné à collecter des fonds et à établir une stratégie de communications. Au cours des années qui ont suivi, le Comité Exécutif, le Conseil d'Administration et le Secrétariat se sont efforcés de consolider les capacités de l'IPACC.

    Des réunions se sont tenues en Afrique du Sud, au Kenya, au Maroc et au Burkina Faso pour forger une politique, des structures et des stratégies.
    On trouvera une description détaillée de la mission, de la vision et de la structure de l’IPACC sur son site web www.ipacc.org.za

    IPACC a mené des missions dans différents pays africains pour promouvoir une prise de conscience des droits autochtones et pour stimuler la communication et le développement organisationnel.

    Des missions ont été organisées au Maroc, au Niger, au Burkina-Faso, au Mali, au Rwanda, au Kenya, en Afrique du Sud, en Namibie et au Gabon. IPACC a récemment créé un dispositif de subvention de petits projets pour encourager des opérations de sensibilisation et de lobbying à travers l’Afrique.

    IPACC a mis ses ressources en forme de subvention au service de la société civile autochtone du Kenya ainsi qu’au soutien d’opérations destinées à consolider la capacité et la formation dans le domaine des droits de l’homme au Maroc, au Niger, au Burkina-Faso, au Rwanda, en RD du Congo, au Burundi et en Afrique du Sud. IPACC a joué un rôle clé dans différents forums internationaux tels que la réunion des chefs d’état du Commonwealth qui s’est tenue en Afrique du Sud (1999), le Congrès Mondial contre le Racisme (2000) et le Congrès Mondial des Parcs (2003).

    IPACC est actuellement engagé dans le processus de transformation de ses statuts de manière à ramener en Afrique ses Assemblées Générales Annuelles et ses systèmes électoraux. Les élections et la programmation auront lieu dans cinq régions désignées.

    AIWO

    L’Organisation des Femmes Autochtones Africaines (OFAA) a été fondée à Agadir, Maroc, en avril 1998, à la suite de la première Conférence des Femmes Autochtones Africaines. Née de l’interaction des militantes autochtones africaines lors de forums internationaux, l’Organisation des Femmes Autochtones Africaines a été soutenue par le Nederlands Centrum voor Inheemsevolken (NCIV). IPACC et OFAA ont conservé des liens de communication et de solidarité tout au long de leur existence.

    En 2001, un Comité Exécutif a été élu pour une durée de trois ans lors d’une assemblée qui réunissait 4 des 5 représentants régionaux et 2 membres de NCIV qui jusqu’alors avaient géré le secrétariat de OFAA. En 2004, deux autres réunions se sont tenues, une à Nairobi, en préparation de la troisième session du Forum Permanent portant sur la question spécifique des Femmes Autochtones, et une réunion de suivi à Ougadougou, plus tard la même année.
    En juin 2004, OFAA s’est réuni à Ougadougou pour aborder les questions de leadership et d’impact sur le terrain en Afrique. IPACC a accepté de coordonner la participation de trois femmes San avec le soutien financier du Bureau du Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme (OHCHR).

    Tin Hinan, organisation de femmes nomades qui siège à Ougadougou, a organisé avec une aide hollandaise un centre de formation en communications et technologie de l’information qui pourra également servir de lieu de réunion pour l’assemblée générale de OFAA. Un nouveau Comité Exécutif a été élu. La Secrétaire Générale en est Saoudata Aboubacrine de Tin Hinan (BF), la Présidente, Colette Mikila Embenako de PIDP-Kivu (RDC) et la Trésorière, Hawe Bouba de MBOSCUDA (Cameroun). L’Organisation des Femmes Autochtones Africaines (OFAA) a été fondée à Agadir, Maroc, en avril 1998, à la suite de la première Conférence des Femmes Autochtones Africaines. Née de l’interaction des militantes autochtones africaines lors de forums internationaux, l’Organisation des Femmes Autochtones Africaines a été soutenue par le Nederlands Centrum voor Inheemsevolken (NCIV). IPACC et OFAA ont conservé des liens de communication et de solidarité tout au long de leur existence.

    En 2001, un Comité Exécutif a été élu pour une durée de trois ans lors d’une assemblée qui réunissait 4 des 5 représentants régionaux et 2 membres de NCIV qui jusqu’alors avaient géré le secrétariat de OFAA. En 2004, deux autres réunions se sont tenues, une à Nairobi, en préparation de la troisième session du Forum Permanent portant sur la question spécifique des Femmes Autochtones, et une réunion de suivi à Ougadougou, plus tard la même année.
    En juin 2004, OFAA s’est réuni à Ougadougou pour aborder les questions de leadership et d’impact sur le terrain en Afrique. IPACC a accepté de coordonner la participation de trois femmes San avec le soutien financier du Bureau du Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme (OHCHR).

    Tin Hinan, organisation de femmes nomades qui siège à Ougadougou, a organisé avec une aide hollandaise un centre de formation en communications et technologie de l’information qui pourra également servir de lieu de réunion pour l’assemblée générale de OFAA. Un nouveau Comité Exécutif a été élu. La Secrétaire Générale en est Saoudata Aboubacrine de Tin Hinan (BF), la Présidente, Colette Mikila Embenako de PIDP-Kivu (RDC) et la Trésorière, Hawe Bouba de MBOSCUDA (Cameroun).

    AIWO peut être contacté à: saoudata@hotmail.com, aiwo-can98@refinedct.net, or Colettemilika@yahoo.fr
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