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Rwanda, Burundi, Democratic Republic of Congo,
Congo-Brazzaville, Gabon, Equatorial Guinea, Uganda
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Représentants régionaux :
Représentant régional : Vital BAMBANZE, Batwa, Burundi Représentant régional adjoint : Venant MESSE, Baka, Gabon Représentante des femmes : Ramatu SALI, Bororo, Gabon
Historique et survol des questions ethniques
Les populations autochtones de l'Afrique Centrale sont des chasseurs-fourrageurs habitant la forêt, collectivement connus sous le nom de 'Pygmées'. Ce terme, qui est utilisé par certaines organisations, est considéré comme péjoratif par d'autres. Les Pygmées sont génétiquement, culturellement et économiquement différents de leurs voisins bantous et autres fermiers. Bien qu'ils aient vraisemblablement habité la région des dizaines de milliers d'années avant les populations de langue bantoue, ils ont plus récemment existé en relations symbiotiques avec les fermiers bantous avec lesquels ils font le commerce du miel et de la viande provenant de la forêt contre des produits agricoles.
Au cours de la période précoloniale, des populations de langue bantoue s'emparèrent d'une partie des territoires des Pygmées. Ce phénomène était lié à la massive expansion de l'agriculture et de la métallurgie à travers l'Afrique. Les peuples autochtones vivaient de la chasse et de la cueillette, et dans certaines régions du pastoralisme nomade. L'économie autochtone était protégée par les conditions environnementales des forêts pluviales équatoriales qui rendaient l'agriculture difficile. Une certaine forme de relation s'installa entre les populations bantoues et pygmée basé sur le commerce et l'intermariage.
Dans la Région des Grands Lacs, sous le règne des rois Tutsi, certains Pygmées Batwa occupaient les positions de commédiens-amuseurs de cour, de potiers et servaient même dans la garde royale. Au cours des périodes coloniales et postcoloniales, la plupart des Pygmées furent ignorés et marginalisés durant la formation des états. Dans certains pays, les Pygmées n'étaient pas considérés comme des citoyens à part entière du fait qu'ils ne possédaient pas d'acte de naissance. Après l'indépendance, les politiques ont été conçues sur le postulat que le développement allait de pair avec la sédentarisation et la vie organisée en villages. Cette sédentarisation a causé beaucoup de problèmes aux populations autochtones, réduisant en général leur autonomie et affaiblissant leur santé.
Aujourd’hui il ya entre 300 000 et 500 000 peuples autochtones en l’Afrique Centrale, de plusieurs groupes culturelles et linguistiques. Dans la région des grands lacs, entre Rwanda, Ouganda, Burundi, et la République Démocratique du Congo sont plutôt les Batwa et Bambuti. A l’ouest on trouve les Bagyeli, Bakola, Bakoya, Baka, Aka, Babenjelle, Bacwa, Babongo et d’autres.
Situation générale En des époques plus récentes marquées par de grands troubles civils et conflits armés dans la région des Grands Lacs, les populations pygmées sont devenues extrêmement vulnérables. La Région des Grands Lacs requiert une attention urgente pour que soit mis fin au conflit armé et pour que soient protégés les droits de l'homme des populations locales et autochtones.
La plus grande source d'inquiétude pour l'Afrique centrale vient de la déforestation causée par l'industrie du bois. Des sociétés privées négocient des concessions qui leur supposent des droits à un abattage sélectif des arbres. Toutefois, les gouvernements africains ne sont pas toujours capables de surveiller ce qui se passe dans les régions reculées, ce qui entraîne des résultats catastrophiques pour l'environnement et les populations de la forêt. La destruction du couvert forestier produit un effet radical sur l'environnement, entraînant un rapide déclin de la biodiversité ainsi qu'un danger pour le poumon de la planète. En particulier les pays occidentaux et africains s'efforcent de mettre un frein à la dévastation du bassin du Congo, une des régions de la planète parmi les plus riches en biodiversité. De nombreuses agences internationales ont des intérêts dans le Bassin du Congo, mais il n'existe aucune coordination parmi les ONG, ce qui met les populations autochtones dans une position difficile. Une urgente attention est requise pour que les Pygmées soient inclus comme partie prenante dans les réserves et parcs nationaux de toute la région.
Il semblerait possible d'organiser la société civile pygmée au Cameroun. Le Programme des Peuples de la Forêt a étendu son aide aux populations baka de la province du SE, de même qu'il s'est rendu à Minvoul, Gabon. Il existe maintenant trois organisations nationales pygmées reconnues au Gabon : MINAPYGA, Edzengui et ADCPPG. Changements et évènements marquants 2008 Le gouvernement et les agences de conservation devront encore améliorer leur capacité à travailler avec les populations autochtones de façon à ce que leur culture et leur économie soient maintenues en harmonie avec la conservation de la nature. Les droits liés à l'économie et à la propriété devront tenir compte des populations autochtones et de leur migration. Les pastoralistes perdent de leurs terres, et leurs moyens d'existence sont menacés par des lois qui favorisent les populations agricoles sédentaires
2007 En avril 2007, le commite exécutive d’IPACC se sont réuni à Bujumbura en Burundi pour planifier les stratégies sur l’environnement et les ressources naturels. La réunion était ouverte par le ministre de l’environnement et la terre, qui a parlé de l’importance d’une société civile qui est active et demande ses droits de participation. Plus tard, les leaders d’IPACC ont eu les réunions avec le Ministre et les membres de gouvernement et l’assemble national. IPACC va considérer plus du training et discussion sur les issus de déforestation, la protection du diversité biologique, les droits au ressources, et la réchauffage de la planète.
Le leader batwa burundais Vital Bambanze, a été élu par le Caucus Africain pour participer au comité de sélection des Petites Subventions (Small Grants) de la Banque Mondiale.
2006 L'UNESCO donne son appui aux projets de patrimoine culturel autochtone du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo.
2005 Le Burundi a adopté une nouvelle constitution qui garantit une représentation au parlement et au sénat pour les populations autochtones batwa.
Le Gabon et le Cameroun ont tous les deux signé le Directeur Opérationnel 4.1 de la Banque Mondiale qui reconnaît les populations autochtones, et crée des mécanismes de consultation sur les questions liées au développement et à l'environnement. UNEP et la Banque Mondiale ont publié un rapport détaillé sur la situation des populations autochtones au Gabon
Le gouvernement rwandais est revenu sur ses positions de tolérance vis-à-vis de la Communauté des Autochtones Rwandais (CAURWA) - la plus importante ONG batwa de la région. L'office du président avait discuté l'inclusion des Batwa au sénat. Or voilà que certains ministres sont en train d'essayer de bannir CAURWA sous prétexte que cette ONG opère au nom d'une circonscription ethnique spécifique
Les Batwa ougandais restent vulnérables après leur expulsion des Parcs Nationaux de la Forêt Impénétrable Bwindi de l'Ouganda.
IPACC a financé UNIPROBA pour que cette organisation reste en contact avec PIDP-Kivu (RDC) et CAURWA (RWA) pour planifier leur stratégie de pression
2003 C'est avec horreur que le monde a découvert que les groupes dominants qui combattaient dans la RDC se livraient à des actes de cannibalisme sur des civils pygmées. Le conflit perdura jusque dans l'année 2005, faisant des femmes pygmées une proie de prédilection pour les actes d'abus et de viols perpétrés par les soldats rebelles (Voir le rapport MRG - Erase the Board).
2002 Le Gabon a officialisé 13 parcs nationaux, parmi lesquels le vaste Parc National Minkebe à l'intérieur du bassin du Congo. IPACC a mené une mission d'un mois au Gabon, ce qui lui a permis de se rendre auprès des communautés pygmées pour les encourager à dialoguer avec le gouvernement sur la question des règlements relatifs à la chasse, à l'occupation et aux pratiques traditionnelles dans les Parcs et leurs périphéries. Les Pygmées Baka participent eux aussi aux initiatives du WWF dans le Parc National Dzanga Sanga de la République centrafricaine.
De nouvelles associations pygmées ont été établies au Cameroun, mais elles ont besoin d'un soutien dans le domaine de la capacité organisationnelle.
1994 Pendant le génocide du Rwanda, un tiers de la population pygmée a péri au cours d'un conflit mené par les groupes ethniques majoritaires.
Les états de l'Afrique Centrale devront officialiser leur reconnaissance du savoir et des compétences autochtones de façon à ce que la compétence des traqueurs autochtones puisse être évaluée, accréditée et rémunérée quand ils exercent leur métier de traqueurs.
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