rechercher   contactez-nous   sélectionner   
             
 
ACCUEIL
Informations sur IPACC
Qui est autochtone?
NOUVELLES
Dernières nouvelles
du monde autochtone
Archives
REGIONS
Afrique Centrale
Afrique Orientale
Afrique du Nord
Sahel Corne de l Afrique
Afrique Australe
Afrique Occidentale
RESSOURCES
Calendrier des Evènements IPACC
Documents Institutionnels
Présentations
Publications & Rapports
Documents Protégés
RAPPORTS DE FOND
GALERIE DES IMAGES
Images d Afrique
et d ailleurs
Rwanda, Burundi, Democratic Republic of Congo,
Congo-Brazzaville, Gabon, Equatorial Guinea, Uganda
 
Regional Representatives :

Regional Representative: Vital BAMBANZE, Batwa, Burundi
Deputy Regional Representative: Leonard Fabrice ODAMBO, Bakoya, Gabon
Women's Representative : Hélène NZE ANDOU, Baka, Gabon

Historique et survol des questions ethniques

Les populations autochtones de l'Afrique Centrale sont des chasseurs-fourrageurs habitant la forêt, collectivement connus sous le nom de 'Pygmées'. Ce terme, qui est utilisé par certaines organisations, est considéré comme péjoratif par d'autres. Les Pygmées sont génétiquement, culturellement et économiquement différents de leurs voisins bantous et autres fermiers. Bien qu'ils aient vraisemblablement habité la région des dizaines de milliers d'années avant les populations de langue bantoue, ils ont plus récemment existé en relations symbiotiques avec les fermiers bantous avec lesquels ils font le commerce du miel et de la viande provenant de la forêt contre des produits agricoles.

Au cours de la période pré-coloniale, des populations de langue bantoue s'emparèrent d'une partie des territoires des Pygmées. Ce phénomène était lié à la massive expansion de l'agriculture et de la métallurgie à travers l'Afrique. les peuples autochtones vivaient de la chasse et de la cueillette, et dans certaines régions du pastoralisme nomade. L'économie autochtone étaient protégée par les conditions environnementales des forêts pluviales équatoriales qui rendaient l'agriculture difficile. Une certaine forme de relation s'installa entre les populations bantoues et pygmées basée sur le commerce et l'intermariage.

Dans la Région des Grands Lacs, sous le règne des rois Tutsi, certains Pygmées Batwa occupaient les positions de commédiens-amuseurs de cour, de potiers et servaient même dans la garde royale. Au cours des périodes coloniales et post-coloniales, la plupart des pygmées furent ignorés et marginalisés durant la formation des états. Dans certains pays, les Pygmées n'étaient pas considérés comme des citoyens à part entière du fait qu'ils ne possédaient pas d'acte de naissance. Après l'indépendance, les politiques ont été conçues sur le postulat que le développement allait de pair avec la sédentarisation et la vie organisée en villages. Cette sédentarisation a causé beaucoup de problèmes aux populations autochtones, réduisant en général leur autonomie et affaiblissant leur santé.

En des époques plus récentes marquées par de grands troubles civils et conflits armés dans la région des Grands Lacs, Les populations pygmées sont devenues extrêmement vulnérables. En 1994, pendant le génocide du Rwanda, un tiers de la population pygmée a péri au cours d'un conflit mené par les groupes ethniques majoritaires. En 2003, c'est avec horreur que le monde a découvert que les groupes dominants qui combattaient dans la RDC se livraient à des actes de cannibalisme sur des civils pygmées. Le conflit perdura jusque dans l'année 2005, faisant des femmes pygmées une proie de prédilection pour les actes d'abus et de viols perpétrés par les soldats rebelles (Voir le rapport MRG - Erase the Board).

Au Tchad, au nord du Cameroun et dans la République Centrafricaine, on trouve des pastoralistes nomades identifiables à des populations autochtones. La majorité de ces populations appartient au plus large système culturel des Foulanis - Peuls - Foulbés (termes équivalents) qui s'étend à travers tout le Sahel et le Sahara. En 1992, les Mboroboros du Cameroun ont créé l'Association Socio-Culturelle et de Développement Mbororo (ASCUDMBO). Comme d'aures populations d'éleveurs, les Mbororos possèdent une culture et une économie particulières qui ont été marginalisées du système de gouvernance au profit des populations agricoles.

L'ASCUDMBO est une des organisations de populations autochtones qui compte parmi les plus dynamiques d'Afrique. Elle possède les deux statuts de Commission Africaine et d'observateur ECOSOC de l ' ONU. ASCUDMBO a travaillé avec l'OIT pour promouvoir une sensibilisation sur les questions autochtones. L'activisme Genre a le soutien de ASCUDMBO, et apporte son aide aux opérations de l'une des sections régionales les plus efficaces de l'Organisation des Femmes Autochtones Africaines (AIWO). ASCUDMBO a joué un rôle actif dans la création d'une société civile dynamique et dans les efforts d'assistance à leurs voisins tchadiens et centrafricains. Une des initiatives parmi les plus importantes d'ASCUDMBO aura été la formation d'assistance légale fournie à ses membres pour qu'ils se protègent contre la corruption et les arrestations arbitraires.

2005 - Evolution récente

2005 aura été remarquable pour les populations autochtones d'Afrique centrale Le Burundi a adopté une nouvelle constitution qui garantit une représentation au parlement et au sénat pour les populations autochtones batwa. Le Gabon et le Cameroun ont tous les deux signé le Directeur Opérationnel 4.1 de la Banque Mondiale qui reconnaît les populations autochtones, et crée des mécanismes de consultation sur les questions liées au développement et à l'environnement.

La plus grande source d'inquiétude pour l'Afrique centrale vient de la déforestation causée par l'industrie du bois. Des sociétés privées négocient des concessions qui leur supposent des droits à un abattage sélectif des arbres. Toutefois, les gouvernements africains ne sont pas toujours capables de surveiller ce qui se passe dans les régions reculées, ce qui entraîne des résultats catastrophiques pour l'environnement et les populations de la forêt. La destruction du couvert forestier produit un effet radical sur l'environnement, entraînant un rapide déclin de la biodiversité ainsi qu ' un danger pour le poumon de la planète.

Les pays occidentaux et africains s'efforcent de mettre un frein à la dévastation du bassin du Congo, une des régions de la planète parmi les plus riches en biodiversité. En 2002, le Gabon a officialisé 13 parcs nationaux, parmi lesquels le vaste Parc National Minkebe à l'intérieur du bassin du Congo. IPACC a mené une mission d'un mois au Gabon, ce qui lui a permis de se rendre auprès des communautés pygmées pour les encourager à dialoguer avec le gouvernement sur la question des règlements relatifs à la chasse, à l'occupation et aux pratiques traditionnelles dans les Parcs et leurs périphéries (voir ici la section Gabon). Les Pygmées Baka participent eux aussi aux initiatives du WWF dans le Parc National Dzanga Sanga de la République centrafricaine. De nouvelles associations pygmées ont été établies au Cameroun, mais elles ont besoin d'un soutien dans le domaine de la capacité organisationnelle.

Points Marquants
  • Le Burundi a adopté une nouvelle constitution qui prévoit une représentation au Parlement et au Sénat pour les Pygmées Batwa ;
  • Le Gabon et le Cameroun ont officiellement reconnu la présence de populations autochtones dans leurs pays respectifs, et ont signé le Directeur Opérationnel 4.1 de la Banque Mondiale ;
  • UNEP et la Banque Mondiale ont publié un rapport détaillé sur la situation des populations autochtones au Gabon ;
  • La Région des Grands Lacs requiert une attention urgente pour que soit mis fin au conflit armé et pour que soient protégés les droits de l'homme des populations locales et autochtones ;
  • Le basin du Congo requiert une urgente attention pour que soit protégée la biodiversité de la région ;
  • le gouvernement et les agences de conservation devront améliorer leur capacité à travailler avec les populations autochtones de façon à ce que leur culture et leur économie soient maintenues en harmonie avec la conservation de la nature ;
  • Depuis les dernières élections, le gouvernement rwandais est revenu sur ses positions de tolérance vis-à-vis de la Communauté des Autochtones Rwandais (CAURWA) - la plus importante ONG batwa de la région. L'office du président avait discuté l'inclusion des Batwa au sénat. Or voilà que certains ministres sont en train d'essayer de bannir CAURWA sous prétexte que cette ONG opère au nom d'une circonscription ethnique spécifique ;
  • De nombreuses agences internationales ont des intérêts dans le Bassin du Congo, mais il n'existe aucune coordination parmi les ONG, ce qui met les populations autochtones dans une position difficile. Il est indispensable qu'il y ait une meilleure coordination entre les ONG et les populations autochtones ;
  • Les droits liés à l'économie et à la propriété devront tenir compte des populations autochtones et de leur migration. Les Pastoralistes perdent de leurs terres, et leurs moyens d'existence sont menacés par des lois qui favorisent les populations agricoles sédentaires ;
  • Une urgente attention est requise pour que les Pygmées soient inclus comme partie prenante dans les réserves et parcs nationaux de toute la région ;
  • Les états de l'Afrique Centrale devront officialiser leur reconnaissance du savoir et des compétences autochtones de façon à ce que la compétence des traqueurs autochtones puisse être évaluée, accréditée et rémunérée quand ils exercent leur métier de traqueurs ;
  • L'UNESCO donne son appui aux projets de patrimoine culturel autochtone du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo ;
  • Il existe maintenant trois organisations nationales pygmées reconnues au Gabon : MINAPYGA, Edzengui et ADCPPG ;
  • Le leader batwa burundais Vital Bambanze, a été élu par l'African Caucus pour participer au comité de sélection des Petites Subventions (Small Grants) de la Banque Mondiale ;
  • IPACC a financé UNIPROBA pour que cette organisation reste en contact avec PIDP-Kivu (RDC) et CAURWA (RWA) pour planifier leur stratégie de pression ;
  • Il semblerait possible d'organiser la société civile pygmée au Cameroun. Le Programme des Peuples de la Forêt a étendu son aide aux populations baka de la province du SE, de même qu ' il s'est rendu à Minvoul, Gabon ;
  • Les Batwa ougandais restent vulnérables après leur expulsion des Parcs Nationaux de la Forêt Impénétrable Bwindi de l'Ouganda.



Dernière minute
- 7 jui 2008 -
Un Nouveau Mécanisme d’Experts sur les Droits des Peuples Autochtones
En septembre 2007, le Conseil des droits de l’homme a accepté, dans sa résolution 6/16, d’organiser une réunion informelle, qui a eu lieu à Genève, le 6 et 7 décembre 2007, pour discuter des mécanisme ...
- 6 jui 2008 -
Les formulaires 2009 du fond volontaire pour les populations autochtones sont maintenant disponible
Les formulaires 2009 du fond volontaire pour les populations autochtones sont maintenant disponible. Le Fond octroie des bourses de voyage aux representants autochtones desirant participer à la 2nd se ...
Prochains Evènements
- 26 aoû 2008 -
IPACC pan African workshop on ICT / GIT, traditional knowledge and advocacy
IPACC Executive Committee members will be gathering outside Windhoek, Namibia from 26 - 29 August 2008 for a workshop on how information communication technology and geospatial information technology ...
- 29 aoû 2008 -
Reunion du Comite Executif d'IPACC
Le comité executif d'IPACC tiendra une réunion de deux jours à Windhoek Namibie, après l'atelier sur la technologie informatique geospatiale.

Le comité executif suivra les ateliers precedents ...
 
    Le contenu de ce site est la propriété intellectuelle d IPACC 2007,   Conditions Générales d Utilisation
Powered by StudentWorx